Campaniles croisés

Bagatti-reconstruction des Campaniles croisés

Les deux campaniles, mentionnés pour la première fois dans l’itinéraire de G. de Mandaville, qu’il écrit entre 1322 et 1357, furent certainement construits à l’époque croisée. Placés aux extrémités du narthex, ils correspondent aujourd’hui à l’entrée du couvent arménien et à la chapelle du couvent franciscain de Sainte Hélène. Ils avaient autant la fonction de clocher que de tours de garde, pour le contrôle du territoire. L’époque de construction des deux structures est confirmée par les espaces restés intacts aux niveaux inférieurs, caractérisés par des éléments architecturaux croisés, comme les arcs brisés.

Le pèlerin Bernardino de Nali (XVe siècle) les décrit dans ses mémoires comme des structures très élégantes. Il est impossible de penser que des cloches y furent accrochées, comme le souligne le père Félix Faber (1480-83), puisque les Sarrasins ne permettaient pas aux chrétiens d’avoir de cloches. Les campaniles que l’on voit aujourd’hui, sont des constructions ultérieures faisant partie des monastères grecs-orthodoxes et arménien-orthodoxe.